L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) entend imprimer une nouvelle dynamique à la régulation du secteur énergétique en République démocratique du Congo. Au terme de ses 100 premiers jours de gouvernance, l’institution fait état de plusieurs avancées, notamment en matière d’investissements, de capacité de production et de protection des usagers.
Ces résultats ont été présentés à l’occasion de la Matinée de la Régulation, organisée autour du bilan des 100 premiers jours de la nouvelle gouvernance de l’ARE, conduite par sa directrice générale, Soraya Aziz-Moto. Selon les chiffres communiqués, le portefeuille des investissements énergétiques projetés atteint désormais 2,3 milliards de dollars américains, pour une capacité additionnelle estimée à 2 684,8 mégawatts (MW).
À travers ces projections, l’ARE entend contribuer à l’élargissement de l’offre énergétique dans un pays confronté depuis plusieurs années à un déficit important de production et à des difficultés persistantes d’accès à l’électricité. Reste désormais à traduire ces projets en réalisations concrètes, dans un secteur où les investissements annoncés doivent encore franchir plusieurs étapes avant leur matérialisation.
La régulation veut aussi se moderniser
Au-delà des investissements, l’ARE met également en avant la modernisation de ses mécanismes de régulation. Une nouvelle plateforme numérique de gestion des plaintes a notamment été présentée. Celle-ci doit permettre aux usagers de mieux faire entendre leurs réclamations et à l’autorité de régulation d’améliorer le suivi des différends entre consommateurs et opérateurs.
Sur le plan administratif, près de 40 avis favorables et certificats de conformité ont par ailleurs été délivrés aux opérateurs du secteur au cours de cette période. Une activité qui témoigne, selon la directrice générale Soraya Aziz-Moto, de la volonté de l’institution d’accompagner le développement du marché tout en veillant au respect des normes applicables.
La coopération institutionnelle figure également parmi les faits marquants de ces 100 premiers jours. Trois protocoles d’accord ont été signés avec la CAID, le Réseau Mwangaza et l’ACERD, dans le cadre du renforcement des actions en faveur d’une meilleure gouvernance du secteur de l’électricité.
Le rapport remis au Gouvernement
À l’issue de cette présentation, le rapport sur les 100 jours de gouvernance de l’ARE a été officiellement remis au ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, représenté à la cérémonie par son directeur de cabinet.
La rencontre s’est également déroulée en présence du Conseiller principal du Président de la République en matière des Mines et de l’Énergie, signe de l’attention portée au processus de réforme et de régulation du secteur électrique.
Dans un contexte marqué par la persistance des délestages et l’insuffisance de l’offre électrique, ce bilan constitue un premier indicateur de la capacité de l’ARE à traduire ses missions de régulation en résultats concrets pour les consommateurs et les opérateurs du secteur.
Après 100 jours, l’ARE affiche ainsi une nouvelle feuille de route. Le principal défi consiste désormais à transformer les projets annoncés et les engagements pris en résultats visibles et durables sur le terrain.
P.D