Alors que la tendance générale qui s’observe sur le marché de consommation, est la baisse de prix des produits de première nécessité depuis l’accroissement en valeur de la monnaie nationale, Franc Congolais (FC). Il est curieux de constater que certains produits figurant dans la première catégorie, celle des produits qualifiés de grande consommation, n’ont pas bougé d’un iota ! Ils continuent de garder leurs prix d’antan, ceux qui étaient en application avant le raffermissement du FC. Pendant que tous les autres produits, commençant par le carburant, ont baissé sensiblement 3 de prix pour se conformer à la parité de change de la monnaie nationale avec d’autres devises étrangères.
Parmi les produits qui ont la peau dure, figurent les boissons alcoolisées ou bières qui occupent une bonne place dans cette catégorie des produits dits de grande consommation. À côté des boissons alcoolisées, on trouve aussi les restaurants. Ceux qui fréquentent les restaurants installés particulièrement au centre-ville de la capitale congolaise, Kinshasa, peuvent le témoigner : les menus de restaurants n’ont pas été modifiés. La grille tarifaire reste la même.

Pire encore, dans cette catégorie des produits dont les fabricants ou les revendeurs se montrent réfractaires au changement, on trouve les pharmacies ! Alors que les produits pharmaceutiques devraient tout logiquement être les premiers à emboîter le pas à la politique gouvernementale visant la baisse de prix, vu l’importance qu’ils influent sur la santé publique, curieusement leurs tenanciers résistent. Ils maintiennent les prix à leur niveau d’antan, comme si le raffermissement du FC était l’affaire des autres opérateurs économiques, eux pas concernés !
Face à cette attitude de résistance à observer la recommandation du gouvernement, il est temps que les autorités compétentes prennent leur responsabilité afin d’imposer l’application sans faille de la mesure de l’État.
On rappelle, à ce sujet, qu’il y a quelques mois, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Economie nationale, constant ce comportement de refus d’observer les recommandations de l’Etat dans le chef de certains opérateurs économiques récalcitrants, avait levé l’option de descendre sur le terrain pour contrôler les prix de produits dans les supermarchés et grandes places de Kinshasa. Conséquence : Daniel Mukoko Samba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait ramèné dans la Caisse de l’Etat plus de six milliards de francs congolais issus d’amendes infligées aux opérateurs économiques qui violaient expressément la loi en matière de fixation des prix de produits de grande consommation.

En ce qui concerne particulièrement les transports en commun, il est étonnant et incompréhensible que les patrons des véhicules et leurs chauffeurs ne puissent pas avoir du patriotisme afin de revoir d’eux-mêmes à la baisse leurs prix de courses, au regard de la baisse très remarquable de prix de carburant ! Parti de 3445 FC pour le litre d’essence et de 3435 FC pour celui de gasoil, on est aujourd’hui à 2440 FC et 2430 FC, respectivement pour le litre d’essence et celui de gasoil. Cependant, les tarifs de courses dans le taxi, taxi bus et bus n’ont pas bougé ! Au contraire, la tendance est toujours à la hausse misant sur la loi de l’offre et de la demande.
Voilà pourquoi l’intervention de l’autorité se veut plus que nécessaire et urgente, si le gouvernement tient à ce que ses efforts visant l’amélioration des conditions de vie des Congolais soient ressentis par les bénéficiaires.
Dom