Le Gouvernement affiche sa détermination de trouver des solutions aux problèmes qui assaillent les jeunes congolais, notamment l’emploi. Et ce dernier n’est possible qu’à travers la création des entreprises. Voilà qui justifie la tenue, à Kinshasa du 18 au 20 novembre 2025, de la « Table nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en République Démocratique du Congo ». Ce thème a fait l’objet d’un briefing spécial presse coanimé, le mercredi 26 novembre dernier, par les Ministres Justin Kalumba Mwana Ngongo et Patrick Muyaya Katembwe, respectivement ministre de l’Entrepreneuriat, Développement des Petites et Moyennes Entreprises, et celui de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement.
Ce briefing placé sous le thème « Restitution de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en République Démocratique du Congo »était l’occasion pour les deux membres du gouvernement de dévoiler l’essentiel des stratégies que l’exécutif national entend mettre en œuvre pour résoudre de façon pérenne le problème de manque d’emplois des jeunes, et par ricochet absorber le chômage aigu qui frappe durement les Congolais.
Faisant la restitution des travaux de la Table ronde qui se sont déroulés du 18 au 20 novembre 2025 au Palais du peuple, le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des Petites et Moyennes Entreprises a d’abord exprimé sa satisfaction et remercié le chef de l’Etat de l’avoir remis à la tête de ce portefeuille qu’il avait dirigé de 2019 à 2021, et d’avoir amélioré davantage l’intitulé dudit ministère.
Déjà à cette période, a informé le ministre Justin Kalumba, la stratégie arrêtée pour booster l’emploi et l’entrepreneuriat était basée sur 3C : capacitation, crédit, contrat de marché.
L’objectif est de former les jeunes afin de les adapter aux besoins de marché, sachant que la plupart des diplômés ont suivi l’enseignement général, alors qu’actuellement l’enseignement professionnel est plus adapté aux besoins et répond le mieux aux critères de choix.
Pour lier l’utile à l’agréable, l’Etat a l’obligation de promouvoir la création des entreprises et l’entrepreneuriat en vue d’embaucher tous ces jeunes formés aux métiers.
Quant au crédit, le gouvernement a créé une structure spécialisé dans le but de contourner la garantie qu’exigent les banques à ceux qui sollicitent le crédit. C’est pourquoi le FOGEC a été créé, parce qu’il y a des jeunes bien formés à l’entrepreneuriat mais qui n’ont rien à offrir comme garantie aux banques. Le FOGEC se porte garant pour aider ces jeunes à obtenir les moyens et équipements dont ils ont besoin pour monter leurs entreprises.
Revenant à la restitution proprement dite de la « Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en RDC », le ministre Kalumba mwana Ngongo a informé que le Forum a 475 participants venus de tous les horizons (Kinshasa, provinces et extérieur du pays) qui ont réfléchi en profondeur sur la situation et proposé des pistes de solutions pour y remédier. Plusieurs stratégies ont été envisagées afin de provoquer une révolution dans le monde de l’emploi et de l’entrepreneuriat, tel que d’autres pays à l’instar de la Chine l’ont fait. Au total, 305 recommandations ont été formulées à l’endroit des pouvoirs publics par les participants ; tandis que 12 fléaux ont été également identifiés. Des réflexions se poursuivent avec d’éminents scientifiques congolais déterminés à apporter une véritable révolution dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat.
Parmi les stratégies envisagées, il y a cette idée d’introduire l’entrepreneuriat dans l’enseignement de base en République Démocratique du Congo pour que les enfants s’en empreignent dès le bas âge.

À ce sujet, le ministre de l’Entrepreneuriat propose que, à l’instar du cycle électoral qui engage beaucoup d’argent pour seulement sortir des acteurs politiques, on devrait désormais songer à produire des jeunes talents de l’entrepreneuriat à travers le territoire national, notamment dans chaque territoire, chaque circonscription électorale. À la différence des élections dont le cycle est 5 ans, le processus pour identifier les jeunes talents devrait prendre deux ans et demi ou trois ans.
Comme remèdes à ces 12 fléaux regroupés en à axes, il a été relevé la nécessité de créer des entreprises dans les divers domaines de la vie ; assurer de manière permanente la
formation professionnelle ; etc.
C’est ici que le gouvernement insiste sur la mutation de notre système d’enseignement qui reste, à ce jour, dominé par l’enseignement général ; alors que c’est le métier qui crée des emplois et génère des recettes dont le gouvernement a besoin pour financer les différents projets de développement en faveur de la population.
Après l’exposé du ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo, les deux ministres se sont livrés à l’habituel jeu des questions et réponses avec les journalistes.
Plusieurs préoccupations ont été posées, dont celles touchant à l’actualité nationale adressées particulièrement au porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.
Dom