Mentez, mentez, il en restera quelque chose. Ce vieil adage plein de sagesse vient, encore une fois, de se prouver en République Démocratique du Congo, précisément dans la partie orientale du pays sous occupation de l’armée rwandaise.
Alors que toutes les organisations internationales, y compris les experts des Nations-Unies, ont prouvé à l’issue des enquêtes menées l’agression du Rwanda à la RDC, certains inconscients Congolais continuaient à faire le jeu de l’agresseur. Le rôle leur donné : donner l’impression qu’il s’agit d’une affaire interne congolaise, avec une nouvelle rébellion naissante en terre cpngolaise bien que portant la même dénomination !
Parmi ces Congolais de mauvaise qualité déterminés à trahir la mère patrie parce qu’on leur a promis qu’ils seraient des dirigeants, une fois le pouvoir légalement établi renversé, figurent en première ligne les leaders de l’AFC/M23 qu’on présente officiellement comme étant maîtres de la situation ; alors que à réalité sur le terrain en dit autre chose !
Les obsèques de Magloire Paluku ont tout dévoilé !
Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa…qui prenaient le devant dans les déclarations pour montrer à l’opinion que ce sont les maîtres de la situation, viennent de prouver à la face du monde qu’ils n’ont aucun pouvoir, ni autorité dans la partie du pays occupée par l’agresseur rwandais.
À la faveur de l’assassinat de l’un des leurs, les Congolais recrutés par le régime de Kigali pour tenter de congoliser la crise comme Paul Kagame l’a réussi si bien avec la complicité du régime qu’il contrôlait et dirigeait pendant 18 ans à Kinshasa, viennent de montrer qu’ils ne représentent rien, alors absolument rien dans cette situation. Depuis l’assassinat de Magloire Paluku qui s’occupait de la communication de l’agresseur qu’on tentait de dissimuler en rébellion, aucun leaders de l’AFC/M23 n’a pas s’exprimer, ne fût-ce que pour condamner cet acte odieux. Pire encore oser réclamer l’enquête sur les circonstances de cette mort en vue de faire la lumière. Silence radio !
Plus grave : lors des obsèques de Paluku, on les a vus escortés tels des prisonniers qui ne pouvaient bouger ou faire un quelconque mouvement en dehors de la ligne tracée par Kigali qui leur a mis des gardes rapprochés qui leur imposés par Kigali. Nangaa et Bisimwa ne pouvaient non seulement oser faire une quelconque déclaration, ni encore couler des larmes pour pleurer Magloire Paluku. Ceux et celles que Kigali emploie pour balancer n’importe quoi sur la toile sont restés taiseux, car ne pouvant trouver des termes pour relayer une telle ignominie. Sans l’exprimer, ils ont compris que la RDC ne fait nullement face à la rébellion, mais plutôt à l’agression portée par le Rwanda avec la complicité de certaines multinationales déterminées à se servir des minerais de la RDC à travers la violence et l’insécurité, refusant d’entrer par la porte officielle du pays.
Cenco : silence total, pas de communiqué !
Au-delà de tout ce que l’opinion suit dans le jeu de ping-pong du Rwanda qui s’entête de s’incliner face à l’évidence qui n’est plus à démontrer, le peuple est en train de comprendre le rôle que joue chacun dans cette guerre !
Malheureusement, ceux qui se présentaient hier, misant sur leur statut social, comme des porteurs de solution à cette crise sécuritaire qui sévit dans l’Est du pays pendant plus de trois décennies, viennent de montrer leur vraie face et pouvaient par-là pour qui ils roulaient. Il s’agit en premier des hommes de l’église, particulièrement les responsables de la CENCO et de l’ECC, lesquels se sont offerts des périples au motif de trouver des solutions définitives à la crise. Pour eux, tout devait passer par le dialogue qu’ils veulent inclusif comme si la question était due à la mauvaise cohabitation entre les différentes communautés nationales, là où tout le monde voyait l’agression rwandaise.
Toujours impulsifs et prompts à tirer sans le moindre ménagement à l’égard du gouvernement qu’ils prenaient pour responsable, les leaders de la CENCO et ECC malheureusement restés plus que silencieux face à l’assassinat de Magloire Paluku par ceux qu’ils protégeaient en chargeant le gouvernement de leur pays ! Pas de communiqué de presse que publiait régulièrement le chapelain Donatien Nshole avec la bénédiction du président de la CENCO Mgr Fulgence Muteba et de l’archevêque cardinal Fridolin Ambongo Besungu, depuis l’assassinat de Magloire Paluku jusqu’à ses obsèques organisées sans solennité !
Du coup, les Congolais découvrent le rôle que joue chacun dans la crise sécuritaire qui secoue leur pays, et qui milité pour le bien du peuple Congolais.
Infodernieres