OIF : un nouveau mandat pour Louise Mushikiwabo risque de sonner l’éclatement de l’Organisation

« Promouvoir la langue française et la diversité culturelle, œuvrer pour la paix et la démocratie, soutenir l’éducation et la recherche, et développer la coopération durable, en s’appuyant sur la solidarité entre ses membres pour renforcer la bonne gouvernance et la prévention des conflits dans l’espace francophone « , voilà les principales missions assignées à l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF.

Cependant, il est étonnant et surprenant de constater que l’OIF est en train de marcher contre ses propres principes, pour ne pas dire les violer systématiquement pour des raisons inavouées.

À parcourir ses missions, il s’avère clairement que l’OIF, à l’instar de toutes les organisations internationales et régionales, doit s’appuyer sur les principes qui constituent sa charte en vue d’assurer son fonctionnement harmonieux. Malheureusement, ce qui se passe depuis quelque temps dépasse tout entendement et peut rendre malade les pères fondateurs encore en vie.
Car, il est hors compréhension de voir le secrétariat général, organe exécutif de l’Organisation, être occupé par une personne issue d’un pays qui n’a plus l’usage de la langue française, et qui a quitté volontairement l’OIF. Il s’agit bien entendu du Rwanda, dont la Secrétaire générale Louise Mushikiwabo est représentante.

Hormis ce principe directeur qui prône la promotion de la langue française qui est bafoué, personne n’ignore que le Rwanda compte parmi les rares dictatures encore en vogue au troisième Millénaire.

En plus, le pays est directement impliqué dans la déstabilisation de son voisin, la République Démocratique du Congo dans sa partie orientale qui fait frontière avec. Tous les rapports d’enquêtes menées par les diverses organisations régionales et internationales, y compris les Nations-Unies, sur les violences qui sévissent dans l’Est de la RDC, avec en toile de fond la guerre d’agression, ont conclu que c’est le Rwanda qui agresse la RDC en se camouflant derrière des groupes armés créés, dirigés, financés et commandés par son armée régulière.

Curieusement, c’est la candidate de ce pays belliqueux, non francophone et sans démocratie, que la France a pu imposer à la tête de l’Organisation jusqu’à faire deux mandats! Pire encore, l’Hexagone jouerait pour lui accorder un troisième mandat, chose qui ne facilite pas le principe de rotation reconnu à toute organisation voulue démocratique.
Alors que le deuxième mandat avait déjà suscité des remous et frustrations au sein de l’Organisation, un troisième risque d’être une pilule amère que bon nombre des membres ne seraient pas prêts à avaler. Conséquence : l’Organisation court le gros risque d’éclater. Car, les autres membres ne cachent plus leur indignation face à ce qui paraît comme une dictature de Paris qui tient à tout prix à imposer sa volonté politique en violation des principes qui régissent l’OIF.

Par ailleurs, on sait que la France  continue à soutenir le régime sanguinaire de Kigali, malgré toutes les dénonciations d’exactions et crimes commis et qu’il continue de commettre en RDC.

Aussi longtemps que la France refuse de faire la différence entre ses alliances politiques et les valeurs qui régissent l’OIF, l’avenir de celle-ci devient sombre.

Infodernières

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