Guerre d’agression : la coalition RDF/AFC/M23 paie le prix de son arrogance, son porte-parole militaire Willy Ngoma et plusieurs officiers tués dans une frappe de drone

L’arrogance précède la chute, renseignent les Saintes Écritures. Voilà l’allusion appropriée pour illustrer la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire de la coalition RDF/AFC/M23. 

Insensible aux multiples appels des instances internationales en vue de promouvoir le retour de la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo et dans la région des grands Lacs, la coalition RDF/AFC/M23 ivre de l’occupation de plusieurs localités et villes congolaises dans l’Est du pays, lui facilitée par la trahison des officiers à la solde de l’ennemi infiltrés dans l’armée nationale (FARDC), ne comptait que sur le front militaire parce-que garantie de continuer à occuper le terrain à cause notamment de la raison sus-évoquée.

Poussée par le régime de Kigali qui en est le parrain, la coalition RDF/AFC/M23 faisait la sourde oreille d’entendre les appels au cessez-le-feu et d’observer les mesures prises par la communauté internationale, dont les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité de l’ONU, visant la fin des hostilités et le retour de la paix dans l’Est de la RDC, et par-delà, dans l’ensemble de la région des grands Lacs. Cette attitude de pleine arrogance et le refus de se soumettre aux décisions des instances internationales, se remarque par la violation répétitive du cessez-le-feu et la poursuite des hostilités sur le terrain.

Alors que l’encre de l’Accord de paix entre la RDC et le Rwanda signé le 27 juin 2025 à Washington, et entériné le 4 décembre de la même année toujours dans la capitale américaine par les chefs d’Etat des deux pays précités, n’avait pas encore séché, la coalition RDF/AFC/M23 ne s’est pas empêché de lancer des hostilités et prendre la ville d’Uvira ! Ce qui constituait un défi, mieux un affront que le régime sanguinaire du dictateur rwandais lançait à l’égard de la communauté internationale, singulièrement les Etats-Unis d’Amérique, parrain dudit accord. Ces derniers n’ont pas tardé pour réagir et dénoncer le comportement des dirigeants rwandais. C’est par la voie diplomatique que Washington a réagi en exerçant des pressions sur le président rwandais, Paul Kagame qui est à la manoeuvre de toute la situation de violence qui prévaut dans l’Est de la RDC, pour qu’il retire son armée et ses supplétifs de la ville de la ville d’Uvira qu’ils venaient d’occuper en violation de l’Accord de paix de Washington.

Aujourd’hui, le régime rwandais et ses supplétifs congolais créés pour la cause viennent de se rendre compte des limites du front militaire sur lequel ils fondaient tout leur espoir, et se mettaient à saboter toutes les initiatives visant le retour de la paix dans la région des grands Lacs.

La violence, l’unique langage que Paul Kagame et son régime entendent

S’étant érigé en maître de la situation durant trois décennies, un véritable potentat qui pouvait tout se permettre, parce que bénéficiant du soutien de la communauté internationale qui le considérait comme leader défenseur des droits des victimes du génocide rwandais de 1994, pendant que l’homme se servait de cet élan de solidarité et de sentiment de commisération lui manifestés pour commettre des pires exactions. Paul Kagame est devenu arrogant, irrespectueux, il n’écoute plus personne. Il manque même du respect à ceux-là qui l’ont « créé » de toutes pièces. Car de lui-même, il ne vaut rien : il n’a ni les moyens financiers, ni les ressources humaines conséquentes ou encore une technologie de pointe pour se permettre toutes les aventures de déstabilisation, par la création des groupes armés, qu’il mène depuis plus de 30 ans dans l’Est de la RDC. Cependant, enivré par la fortune qu’il s’est tapée issue notamment des pillages des ressources naturelles du Grand Congo et du soutien des multinationales qui s’approvisionnent des minerais de sang, le tyran de Kigali n’a pas pu comprendre les enjeux mondiaux peuvent changer selon les temps et les circonstances.

C’est ainsi qu’il est resté de macabre, continue à fouler aux pieds toutes les résolutions de la communauté internationale sur le dossier RDC et divers accords signés visant le retour de la paix dans cette partie du continent africain. Il croît qu’il continuera à bénéficier éternellement du soutien de la communauté internationale envers laquelle il ne manifeste aucune considération depuis que tous les rapports d’enquêtes, y compris ceux des experts de l’ONU, l’ont pointé comme principal auteur des violences qui prévalent en RDC. Car, habitué à tuer, massacrer les Congolais, piller les ressources naturelles congolaises…bref, faire tout ce qu’il voulait, sans que personne ne le condamne, le dictateur se croyait tout permis.

Le front militaire a montré ses limites

À l’instar de l’histoire des empires et royaumes, on ne peut jamais éternellement dominer ou rester conquérant. L’histoire humaine le renseigne bien. Tout a un début et une fin.

Pendant trois décennies, Paul Kagame s’est tout permis avec le soutien de ceux qui l’ont monté aux fins de les servir des minerais critiques enfuis dans le sous-sol de la RDC, tout en déstabilisant l’Etat propriétaire avec bien entendu la bénédiction de ses maîtres. Fort de ce soutien, il est parvenu à désintégrer complètement le système de défense et de sécurité de la RDC, réussi à placer ses hommes à tous les postes clés et souveraineté d’un pays. Bref, le dictateur rwandais a réussi à diriger la RDC à distance à l’instar du roi des Belges, Leopold II. Ce qui explique l’arrogance dont il fait montre.

Mais, il était tellement enivré par ce succès fou, celui d’avoir réussi à diriger un pays qui avale autant de dizaines de fois son propre Etat, qu’il ne pouvait plus songer qu’un jour, les propres fils et filles du Congo prendront leur destin en mains. Et que la RDC aura, en ce moment là, des interlocuteurs valables pour faire entendre la voix du peuple congolais dans les instances internationales où l’on prend des décisions.

Aujourd’hui, vouloir ou pas, il s’est rendu compte à l’évidence que même le front militaire sur lequel il fondait sa domination a montré ses limites. La perte enregistrée sur plusieurs fronts, avec en filigrane le décès du colonel Willy Ngoma – des informations non encore confirmées parlent également de la mort du chef des opérations militaires qui faisait office de chef d’état-major de la coalition, le fameux Sultani Makenga – constituent un tournant décisif dans la guerre d’agression imposée à la République Démocratique du Congo. Car, le régime de Kigali se voit désormais contraint de réfléchir dix fois avant d’envoyer des soldats en RDC dans le but de poursuivre la guerre. Même ses soutiens sont soumis au même exercice.

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