La journée du samedi 07 mars 2026 a été très chargée pour les membres du Gouvernement Suminwa. Car, certains d’entre eux devaient accompagner la Première Ministre au Palais du peuple, pour déposer les textes des accords conclus par le Gouvernement le 4 décembre 2025 à Washington, aux États-Unis d’Amérique, auprès des présidents des chambres parlementaires, en l’occurrence l’Assemblée nationale et le Sénat, en vue de leur ratification.
On rappelle que les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda avaient avaient le 27 juin 2025, dans la capitale américaine, l’Accord de paix, sous l’égide des USA. Le 4 décembre de la même année, ledit Accord a été entériné les leurs chefs d’État, Félix Antoine Tshisekedi pour la République Démocratique du Congo et Paul Kagame pour la République du Rwanda.
Il faut souligner qu’en cette même date du 4 décembre, la République Démocratique du Congo et les Etats-Unis d’Amérique ont aussi signé l’Accord de partenariat stratégique liant les deux pays.
Comme l’exige la Constitution, la Cheffe du Gouvernement devait se soumettre à l’exercice de conformité, celui d’aller déposer les textes des accords au Parlement en vue d’obtenir leur ratification.
En remettant les accords aux responsables des deux chambres, la Première Ministre a rappelé que cette démarche s’inscrit dans le cadre du respect des obligations constitutionnelles du Gouvernement envers le Parlement.
« En tant que Cheffe du Gouvernement, je suis venue accomplir un devoir constitutionnel, celui de déposer auprès des deux présidents des deux chambres, l’honorable président de l’Assemblée nationale qui a présidé la séance, ainsi que l’honorable président du Sénat, les deux projets de loi ratifiant, d’une part, l’Accord de paix signé entre la République démocratique du Congo et le Rwanda en juin 2025 et, d’autre part, l’Accord stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique », a-t-elle déclaré.
Judith Suminwa Tuluka a ensuite expliqué les raisons du calendrier retenu pour cette saisine du Parlement.
« Il faut tenir compte que c’est une obligation constitutionnelle. Dans notre démocratie, il est normal d’accomplir cette démarche, prescrite par l’article 214 de notre Constitution. L’accord de paix a été signé en juin et une annexe prévue à son chapitre 6, relative au cadre d’intégration régionale, a été conclue en décembre. Nous avons donc attendu d’avoir l’ensemble des textes. Les vacances parlementaires étant intervenues, nous avons choisi, avant la rentrée parlementaire, de déposer ces projets de loi afin que les élus du peuple puissent être pleinement informés du contenu de ces accords », a-t-elle précisé.
Les raisons et objectifs des Accords
La démarche de la Première ministre ne se résume pas que par le souci et le désir des autorités du pays à mettre en lumière les retombées attendues de ces accords pour la République démocratique du Congo et sa population. Selon elle, le processus engagé vise à consolider la paix dans la région des Grands Lacs, à stabiliser durablement l’Est du pays et à renforcer la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
« Il est important que les élus du peuple puissent être au courant, même s’il y a eu des discussions dans le cadre des réunions interinstitutionnelles autour du Chef de l’État et des chefs d’institutions. Maintenant, les représentants de la Nation doivent, à leur tour, être pleinement informés du contenu de ces accords afin que la population congolaise le soit également, parce qu’il n’y a rien à cacher », a affirmé la Cheffe de l’Exécutif national, Judith Suminwa Tuluka avant d’indiquer que ces initiatives s’inscrivent dans une vision plus large de développement national.
«Tout ce qui a été fait l’a été au bénéfice du peuple congolais, particulièrement celui de l’Est, pour la paix. Il est essentiel que ce processus évolue pour assurer notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Mais, il s’inscrit aussi dans le cadre d’accords stratégiques pour le développement de notre pays, parce que nous voulons améliorer le bien-être de notre population », a-t-elle poursuivi.
Faisant d’une pierre deux coups, cette rencontre avait pour deux objectifs majeurs, à savoir, le dépôt des projets de loi, mais aussi échanger avec les deux responsables du Parlement sur les préparatifs de la rentrée parlementaire qui interviendra le 15 mars prochain.
Comme cette rencontre a eu lieuest la veille de la Journée internationale des droits des femmes, la Première Ministre a reçu un présent symbolique de la part des présidents des deux chambres et des membres de leurs bureaux respectifs.
Ce geste de coeur, qu’elle a salué, est un signe d’encouragement au leadership féminin et à la promotion de la femme congolaise dans les sphères de décision.
D.N