A l’issue d’une réunion de trois heures tenue le jeudi 08 janvier 2026, le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale du Congo a décidé de poursuivre l’assouplissement de la politique monétaire amorcée au dernier trimestre de 2025.
Des décisions importantes prises
Sur la base d’une projection d’une évolution maîtrisée de l’inflation en 2026, dans un contexte de stabilisation du taux de change et de maintien d’une croissance économique robuste, la BCC vient de rabaisser le taux directeur de 17,5 à 15,0 %, soit une réduction de 250 points de base et celui sur les facilités de prêt marginales passe de 21,5 à 19,0 %. Les autres instruments de politique monétaire, notamment les coefficients de réserve obligatoire, demeurent inchangés.
En termes simples, la Banque Centrale du Congo rend l’argent moins cher pour les banques commerciales afin de stimuler l’économie.

De l’interprétation de ces décisions
Le taux directeur, c’est le taux d’intérêt de référence, celui que la Banque Centrale applique quand elle prête de l’argent aux banques commerciales. Celles-ci s’en servent ensuite pour fixer les taux des crédits aux entreprises et aux particuliers. En baissant ce taux, la BCC voudrait encourager les banques à prêter davantage.
Cette décision suggère que l’inflation est sous contrôle et que la croissance économique a besoin d’être relancée par le truchement d’un crédit moins cher.
Les entreprises pourraient ainsi, toutes choses restant égales par ailleurs, emprunter à moindre coût. Les ménages, quant à eux, bénéficieraient d’un accès facilité aux prêts (logement, commerce, consommation).
Il devrait s’en suivre une relance de l’investissement avec un impact sur la création des emplois. Par ailleurs, avec plus de liquidités dans l’économie signifie une meilleure circulation de l’argent, avec une intensification des échanges économiques.
Des réserves obligatoires
Les réserves obligatoires sont l’argent que les banques doivent garder à la Banque Centrale. En les laissant inchangées, la BCC opte pour la prudence en évitant une libération trop massive de liquidités et protège la stabilité du système bancaire. C’est donc un assouplissement contrôlé, pas un relâchement total.

En résumé, la Banque Centrale du Congo a décidé de rendre l’argent moins cher pour relancer l’économie, soutenir les entreprises, favoriser l’emploi et stimuler la croissance, tout en restant prête à ajuster ses instruments de politique monétaire si les conditions l’exigent. Les experts félicitent cet élan confirmé de la banque des banques à soutenir la politique économique générale du Gouvernement conformément suivant les dispositions de la loi n°18/027 du 23 décembre 2018 portant organisation et fonctionnement de la Banque Centrale, spécialement à son article 9, alinéa 2.


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