P-DDRCS : plus de 5.000 ex-combattants démobilisés dans une année

Depuis sa mise en œuvre par le Président de la République, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilité (P-DDRCS), plus de 5.000 ex-combattants issus des provinces de l’Ituri, Nord et Sud – Kivu, Tanganyika, Maniema ont été enregistrés. 

En 2026, le Programme s’est élargi en prenant également en compte les ex-combattants issus de la milice qui insecurisait autour de la capitale, Kinshasa, identifiée sous l’appellation de  »Mobondo ». Un mouvement qui a commis des exactionstrès dans l’ex grand Bandundu. Ceux qui commettaient ces exactions ont été désarmés, démobilisés, relevés en vue de leur permettre la réintégration dans la vie communautaire normale.

Cette question a fait l’objet d’un briefing presse, placé sous le thème « Focus sur les enjeux et les réalisations du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilité (P-DDRCS), coanimé par le coordonnateur national du P-DDRCS, Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntiya et le Ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

Dans son mot introductif, le porte-parole du Gouvernement briefé succinctement sur son séjour à l’étranger où il est allé prêché la diaspora congolaise l’évangile du patriotisme, nationalisme. Mais aussi celui du bien-fondé des différents accords que la République Démocratique du Congo a conclu aux États-Unis d’Amérique.

Prenant la parole, après l’introduction du Ministre jouant le modérateur, le coordonnateur du P-DDRCS, le prof Ntita a informé que depuis la fin de l’année 2025, le Programme a étendu ses activités à la ville de Kinshasa, notamment dans la commune de Maluku, ainsi qu’à la province du Maï-Ndombe.

Selon le Coordonnateur national, 1546 ex-combattants ont été désarmés dans la province de l’Ituri, 838 dans celle du Nord-Kivu et 653 dans le Tanganyika. À la frontière entre Kinshasa et le Maï-Ndombe, 151 personnes ont également été prises en charge.

Le Coordonnateur note qu’au total, 3188 ex-combattants avaient été démobilisés au cours de l’année précédente.

Suite aux nouvelles opérations menées au cours des derniers mois, ces chiffres ont atteint 4 875 avant de dépasser la barre des 5 000 bénéficiaires.

Tout savoir sur le programme DDRCS

Le coordonnateur national de ce programme a  fourni les moindres détails sur ledit programme qui est un processus consistant d’abord à récupérer les armes détenues par les membres des groupes armés, avant de procéder à leur démobilisation et à leur réinsertion dans la vie civile à travers des activités économiques et des formations professionnelles.

Il a pour objectif de contribuer à la consolidation de la paix, à la réconciliation nationale, à la reconstruction socio-economique du pays ainsi qu’à la stabilité en RDC, d’une part. Mais aussi contribuer à la résolution des conflits et à la cohésion sociale dans les zones cibles; contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat dans les zones  affectées par conflits et améliorer la sécurité; contribuer au renforcement de la gouvernance locale participative et assurer la réintégration durable des bénéficiaires du programme ;  et contribuer au relèvement communautaire et au développement local afin de créer plus d’opportunités en faveur des jeunes et stimuler le retour des déplacées ainsi que les réfugiés d’autre part.

Selon lui, les actions menées sur terrain ont pour objectif d’offrir aux anciens combattants des alternatives durables, afin qu’ils puissent produire des biens et services, tout en contribuant au développement de leurs communautés.

L’ apport des FARDC dans le programme DDRCS

Interrogé sur la collaboration entre son programme et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ( FARDC), le professur Ntita a fait savoir aux professionnels des médias que, les FARDC jouent un très grand rôle dans  ledit processus de désarmement. Elles interviennent à plusieurs niveaux , à savoir, sur le plan de la politique sécuritaire dans les zones où les opérations de désarmement sont faites; sur le plan sécuritaire , car, il faudrait garantir la sécurité aux ex-combattants et les mettre en confiance pour qu’ils viennent déposer les armes. Ce sont les FARDC qui font la certification des armes.

Répondant à la question sur les innovations apportées par ce programme par rapport aux programmes précédents qui ont été lancés, le coordonnateur a fait savoir à l’assistance que les innovations sont multiples.  On note, la non intégration des ex-combattants  dans les services de défense et sécurité ; la mise en œuvre de la justice transitionnelle comme outil de réconciliation et réparation ; la lutte contre le financement des groupes armés et le trafic des armes ; contribuer à la résolution des conflits ; contribuer à bla restauration de l’autorité de l’Etat; etc.

La vision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour ledit programme repose sur 5 piliers stratégiques, à savoir : la résolution des conflits et cohésion sociale qui renvoie à un dialogue démocratique, la justice transitionnelle dynamique régionale des conflits ; communication et sensibilisation ; stabilisation, développement économique et social ; relèvement et réintégration communautaire, et enfin restauration de l’autorité de l’ Etat.

Dorcas Nsomue

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