Ebola: tout est mis en action pour en venir au bout de ce variant rare

 

Le briefing passe spécial organisé le 19 mai 2026, sous le thème « 17ème épidémie d’Ebola en RDC : état de la situation et mesures de riposte », a eu pour orateurs : le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Samuel Kamba Mulamba ; le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe ; ainsi que le Virologue et Directeur général de l’Institut de Recherche Biomédicale (INRB), Dr Jean-Jacques Muyembe Tamfum. Voici l’essentiel de ce briefing spécial dicté par l’urgence sanitaire imposée par l’apparition d’une nouvelle épidémie d’Ebola, d’une souche nouvelle contrairement aux autres connues dernièrement de souche zaïre.

Premièrement, la RDC fait face à une nouvelle souche d’Ebola dénommée « Bundibugyo ». A ce sujet, le virologue Dr Muyembe a expliqué que la souche actuellement en circulation, dans la province de I’Ituri, est la souche Bundibugyo, différente de la souche Ebola Zaïre, plus connue et mieux étudiée.

Pour l’instant, a-t-il fait savoir, Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique contre cette souche.« Nous n’avons pas encore de vaccin, nous n’avons pas encore de traitement curatif pour la souche Bundibugyo », a-t-il indiqué. Le célèbre virologue congolais a aussi révélé que les traitements comme EBANGA et les vaccins utilisés contre Ebola Zaïre ne sont donc pas directement efficaces contre cette variante.

Pour sa part, le ministre de la Santé, Roger Samuel Kamba a indiqué que le gouvernement mise surtout sur les mesures barrières de santé publique.

Face à l’absence de vaccin spécifique, l’autorisé sanitaire a indiqué que la prise en charge de la maladie repose notamment sur : la détection rapide des cas ; l’isolement des malades ; la désinfection ; la protection du personnel soignant ; les enterrements sécurisés ; la sensibilisation communautaire.

D’ailleurs, a-t-il martelé, plusieurs précédentes épidémies d’Ebola en RDC avaient été maîtrisées grâce à ces méthodes, même sans vaccin.

 » La létalité serait moins élevée que celle d’Ebola Zaïre. La souche Bundibugyo aurait une létalité d’environ 40 %, contre parfois plus de 80 % pour Ebola souche Zaïre. », a révélé le ministre de la Santé publique congolais.

Par ailleurs, Le numéro un de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a insisté, au cours de ce briefing, que la situation reste préoccupante en Ituri d’autant plus qu’il y augmentation des cas suspects et des décès liés à l’épidémie. Néanmoins, plusieurs patients sont pris en charge dans des centres de traitement et le laboratoire de Bunia a été renforcé pour accélérer les analyses.

 

 

Le Gouvernement accuse le Rwanda de compliquer la riposte

 

Le briefing a aussi pris une tournure politique. Les ministres Patrick Muyaya et Roger Kamba ont critiqué la fermeture de la frontière rwandaise à Goma, estimant qu’elle freine entre autres la circulation des équipes médicales ; l’acheminement du matériel sanitaire ; la coordination régionale de la riposte.

Roger Kamba a rappelé que, selon le règlement sanitaire international, les frontières ne devraient pas être fermées en cas d’épidémie, mais plutôt sécurisées par des mesures sanitaires renforcées.

Toutefois, les autorités rassurent la population quant à la prise en charge de l’épidémie, au regard de l’expérience acquise par la RDC en la manière. Car, il s’agit cette fois-ci de la 17eme épidémie d’Ebola que le pays enregistre.

A propos, le Gouvernement rassure que les équipes sanitaires sont mobilisées ; des experts nationaux et internationaux travaillent sur la riposte et qu’aucun cas n’a été officiellement signalé à Kinshasa à ce stade.

En résumé, le briefing a montré une République Démocratique du Congo confrontée à une souche d’Ebola plus difficile à combattre scientifiquement, mais qui compte s’appuyer sur son expérience historique des épidémies pour limiter la propagation du virus, puis éradiquer la maladie.

En ce qui concerne le bilan, on compte à ce jour plus de 500 cas suspects recensés, 130 décès, 69 malades en traitement. Le Gouvernement a déjà mis en place un numéro vert pour la province de l’ITURI d’où la maladie s’était pour la première fois. Ainsi, au moindre symptôme, il prie la population d’appeler au 1551 ou 08214

P.D

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