Complot contre la RDC : l’UE est-elle derrière Joseph Kabila ? 

Connue réactionnaire et agissant souvent comme donneur de leçon, le silence de l’Union européenne face à la menace de déstabilisation des institutions démocratiquement établies en République démocratique du Congo, étonne et laisse perplexes tous ceux qui soutiennent la gouvernance basée sur la volonté populaire. Depuis que le chef de l’État honoraire de la RDC, Joseph Kabila, a pris la surprenante décision de diriger la rébellion contre les institutions démocratiquement installées dans le pays, qu’il a dirigé pendant près de deux décennies, l’UE n’a pipé mot ! Or, qui ne dit mot consent, prône un vieil adage. 

Donc, ce silence signifie-t-il un soutien tacite de l’UE à l’action de Joseph Kabila, devenu chef rebelle au grand jour ? Quelle leçon doit-on tirer de l’attitude de l’UE face au danger de l’assassinat de la jeune démocratie congolaise ?
Il faut remonter dans le passé récent pour tenter de comprendre le silence de l’UE, que d’aucuns qualifient de complice, face à la menace de déstabilisation des institutions démocratiques en RDC.
On rappelle à ce sujet que, malgré l’implication directe du Rwanda dans les violences qui sévissent dans l’Est de la RDC relevée par toutes les instances internationales, notamment son agression reconnue par les Nations-Unies grâce aux rapports d’enquêtes menées par les experts onusiens – avec à l’affiche le vote de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité – l’UE a continué à entretenir des relations privilégiées avec le régime criminel de Paul Kagame, dont le contrat pour l’achat des minerais critiques que le pays ne possède pas. Hormis ce contrat controversé pour l’achat des minerais de sang, l’Organisation continentale européenne continuait également à financer l’armée rwandaise qui massacre en RDC, en la dotant des équipements modernes.
Il a fallu qu’il y ait un tollé de réactions aussi bien de la part de la victime RDC et d’autres pays démocratiques qui dénonçaient l’agression rwandaise en basant sur la résolution du Conseil de sécurité, que des organisations internationales pour que l’UE réagisse tardivement et de manière assez ambiguë en suspendant ledit contrat. Encore faut-il prouver que cette mesure est réellement d’application par tous les États membres de l’UE !
Belgique : une réaction tardive qui cache bien des choses !
Abritant le siège de l’UE, c’est au dixième jour après la décision de Joseph Kabila de prendre la tête d’un mouvement politico-militaire que la Belgique a rompu le silence pour faire une déclaration pleine d’ambiguïté. Ancienne puissance coloniale des deux pays en conflit, la République Démocratique du Congo et le Rwanda, l’attitude réserviste de la Belgique face à la déclaration de guerre d’un ancien président qui menace les institutions républicaines en place, a surpris tout le monde et suscité des commentaires en sens divers.
D’abord, quelques jours seulement avant la sortie politique de Joseph Kabila, les gens ont été surpris du rétablissement spectaculaire des relations diplomatiques entre Bruxelles et Kigali, rompues avec fracas l’année dernière !
Pas de surprenant pour les esprits avertis de voir la Belgique garder longtemps silence pour réagir plus d’une semaine après, probablement à cause de certaines pressions qui leur auraient été exercées, lorsqu’on sait entre les États il n’y a que les intérêts qui comptent.
Des analyses pensent que l’ancienne puissance coloniale de la RDC aurait cédé à la pression de l’UE qui n’a jamais digéré le rapprochement entre la RDC et les USA, grâce notamment à la signature du contrat de partenariat stratégique entre les deux pays. Car, pour l’Union européenne, ce partenariat casse la mainmise des Etats européens qui ne cessent de se nourrissent d’illusions de croire que leurs anciennes colonies restent toujours leurs « Départements d’outre-mer » ! C’est-à-dire c’est à eux de décider de tout ce qui se passe dans leurs anciennes colonies. Quelle utopie en plein troisième Millénaire où chaque Etat fait est censé faire librement le choix de ses partenaires en vue de promouvoir son développement.
Partant, nombreux sont d’avis que l’attitude de la Belgique n’est pas innocente, elle procéderait d’un plan bien arrêté, malheureusement qui n’échappe plus à la connaissance des Congolais.
Malgré ses déclarations antérieures de condamnation de l’agression rwandaise contre la RDC et de soutien à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, ce qui vient de se passer contrarie toutes ces prises de position du gouvernement belge. Les récentes perquisitions menées chez les proches du Président Tshisekedi sur son sol, de manière que l’on sait, remettent en cause toutes les prises de position antérieures du royaume sur la situation de la RDC. Par contre, elles renforcent les suspicions du rapprochement avec l’agresseur de la RDC pour renverser le régime en place à Kinshasa.
C’est ici que le principe, selon lequel l’acte compte mieux que la déclaration en politique, s’observe. Clairement la Belgique semble avoir choisi son camp. Aux Congolais d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent.
Infodernières

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