Santé : Samuel Roger Kamba déterminé à refonder le système de santé congolais

Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a présenté le bilan de la première année de son action au sein du Gouvernement Suminwa II, en mettant en avant les réformes structurelles engagées pour refonder le système de santé congolais, élargir l’accès aux soins et intégrer la prévoyance sociale dans une politique de développement du capital humain.

S’exprimant dans le cadre de l’exercice de redevabilité de « L’an 1 de Suminwa II », le ministre a expliqué que le rattachement de la prévoyance sociale au ministère de la Santé répond à une vision globale de la protection des Congolais. Selon lui, la santé ne se limite plus aux soins médicaux, mais englobe également la prévention, la prise en charge des accidents de travail, l’hospitalisation, ainsi que les mécanismes permettant aux citoyens de se projeter durablement dans leur parcours de vie.
Docteur Roger Kamba a indiqué que son ministère est engagé dans une vaste réforme visant à reconstruire un système de santé longtemps fragilisé par le manque d’investissements publics. Cette réforme repose sur deux piliers : le renforcement de l’offre des soins et l’amélioration de l’accès financier et géographique aux services de santé.
Dans ce cadre, le Gouvernement poursuit la construction et l’équipement de plus de 700 centres de santé de proximité à travers le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Déjà, près de 300 infrastructures sont achevées et en cours d’équipement afin d’offrir des soins de proximité aux populations. Ces centres sont conçus comme de véritables petits hôpitaux, capables de réaliser des accouchements compliqués, des interventions de petite chirurgie et d’autres prestations essentielles.
Le ministre a également cité plusieurs infrastructures hospitalières réalisées ou en cours de réalisation, notamment la réhabilitation de l’hôpital Sendwe à Lubumbashi, la construction du Centre hospitalier Tshisekedi Tshilombo à Lubumbashi, de l’hôpital de la Muya à Mbuji-Mayi, la modernisation du centre de diagnostic de Kananga ainsi que l’extension du Centre hospitalier universitaire de Kinshasa, ex-Mama Yemo. Ce dernier disposera d’une capacité de 800 lits et de plusieurs bâtiments supplémentaires en cours de finalisation, avec un plateau technique renforcé comprenant notamment deux scanners.
Au-delà des infrastructures, le Gouvernement a engagé une réforme législative majeure avec l’adoption de la nouvelle loi sur la santé, qui institue l’Assurance maladie obligatoire. Cette réforme introduit un mécanisme de solidarité où les citoyens contribuent progressivement au financement de la couverture sanitaire, tandis que les personnes les plus vulnérables bénéficient d’une assistance prise en charge par l’État.
Dans cette logique, la gratuité de la maternité constitue, selon le ministre, une composante de cette assurance maladie obligatoire. Depuis son lancement, plus de 4 millions de femmes ont bénéficié de la prise en charge gratuite de la grossesse et de l’accouchement, tandis que plus de 50.000 nouveau-nés malades ont été soignés sans frais pour leurs familles. L’objectif affiché est désormais d’étendre cette couverture à l’ensemble des provinces de la République.
Pour assurer un financement durable de ces réformes, Dr Roger Kamba a annoncé la mise en œuvre, depuis mars 2026, de la Taxe pour la Promotion de la Santé (TPS), fixée à 2 % sur les produits importés. Cette ressource permettra de financer les infrastructures sanitaires, l’approvisionnement en médicaments de qualité, l’acquisition d’équipements médicaux modernes ainsi que l’amélioration des conditions de travail des professionnels de santé.
Le ministre a souligné que les premiers résultats de cette politique sont déjà perceptibles. L’espérance de vie en République démocratique du Congo est passée de 59-60 ans à 61 ans, soit un gain de plus d’une année. Une évolution qu’il attribue notamment à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale grâce à la gratuité de la maternité et aux réformes engagées.
À terme, le Plan national de développement sanitaire ambitionne de porter l’espérance de vie des Congolais à 80 ans au cours de la prochaine décennie, à travers la consolidation des réformes, le renforcement des infrastructures sanitaires et la généralisation de la couverture santé sur l’ensemble du territoire national.
Cellcom/Com&Médias

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