À qui faire finalement confiance en République Démocratique du Congo à des postes stratégiques de souveraineté de l’État ? La question mérite d’être posée au regard de certaines révélations qui rendent inconsables les bonnes consciences, à l’ouverture du procès des officiers supérieurs de l’armée nationale, FARDC (forces armées de la République Démocratique du Congo), poursuivis pour trahison et tentative de renverser l’ordre constitutionnel établi.
À la barre, on trouve l’ex chef d’état major général des FARDC, le général d’armée Christian Tshiwewe Songesha. De lourdes charges sont retenues contre l’ex-chef d’état-major général des FARDC.
Il est retenu à sa charge, selon l’organe de la loi, les infractions ci-après : le fait d’avoir détenu, sans titre ni droit, des armes et des munitions de guerre dans sa résidence située de la commune de Gombe à Kinshasa ; la violation de la consigne générale donnée à la troupe, dont il avait personnellement reçu mission d’assurer l’exécution ; le fait d’avoir recruté et utilisé, à des fins personnelles, des officiers supérieurs des FARDC ; etc.
La Haute Cour militaire, juridiction devant laquelle il comparait avec ses coaccusés, poursuit également l’ex chef d’EMG des FARDC d’avoir participé à un complot visant à détruire ou à modifier l’ordre constitutionnel établi en RDC ; d’avoir, de concert avec l’ex inspecteur général de l’armée en fuite John Numbi et d’autres officiers supérieurs parmi lesquels on trouve des généraux et colonels, formé un complot dans le but de changer, par les armes, le régime constitutionnel établi en République Démocratique du Congo.
L’accusation reproche aussi au général Tshiwewe d’avoir adhéré au projet visant à renverser l’ordre constitutionnel. À cet effet, des réunions nocturnes ont été tenues dans sa résidence, soutient le ministère public dans l’acte d’accusation.
On signale que l’ex chef d’EMG/FARDC n’est pas seul à être poursuivi pour le complot tendant à renverser le pouvoir en place établi constitutionnellement. À la barre, figurent également dix autres officiers supérieurs des FARDC poursuivis devant la Haute Cour militaire, pour trahison. Parmi eux, on a le général John Ngoyi wa Kabila, ancien officier d’ordonnance de l’ex-président Joseph Kabila.
Quant aux officiers, Pascal Nyembo et John Numbi, en caval, sont jugés par contumace.
L’opinion publique congolaise n’en revient pas d’apprendre de telles infractions à charge de l’ex chef d’EMG des FARDC, le général Christian Tshiwewe, lui qui ne cessait de déclarer le publiquement qu’après Dieu, en qui il a placé toute sa confiance, venait le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qu’il ne pouvait jamais trahir ! Mais, aujourd’hui, au vu des griefs lui reprochés, plusieurs compatriotes restent sans parole et se demandent : à qui faire finalement confiance en RDC ?
L.P