Longtemps minimisée et reléguée au second plan dans la répartition des quotas de participation à la phase finale de la Coupe du monde de football, l’Afrique est en train de braver tous les calculs et défier les pronostics.
En effet, la 23eme édition de ce tournoi mondial des Nations qui se joue actuellement dans trois pays coorganisateurs (Les Etats-Unis d’Amérique, le Canada et le Mexique), a non seulement démenti les pronostics du départ, mais également prouvé que le football n’est plus l’apanage du seul continent européen, ou encore de la Confédération sud-américaine. Mais, il y a actuellement du talent partout. Aucun continent, aucune confédération ne peut s’en octroyer le monopole.
Pour la première fois, admise à participer à 10 pays – dont le 10eme représentant devait passer par les barrages d’abord au niveau du continent, puis intercontinental – l’Afrique vient de traverser la première étape, phase des poules, avec un succès inédit, une réussite de 90% par rapport à la participation. Soit 9 des 10 sélections africaines sont en 16e de finale de la 23e édition de la Coupe du monde de football, USA-Canada-Mexique.
Une prouesse tout à fait logique
Au regard de nombreux joueurs internationaux d’origine africaine évoluant dans les grands clubs européens, dont la valeur est avérée, ce n’est pas une surprise de voir les représentants africains tenir en échec certaines sélections du Nord pointées comme favoris pour cette édition de Mondial.
Au moins cinq sélections africaines ont défié les grandes nations de football au plan mondial, dont la majorité figure parmi les favoris. Il s’agit notamment du Maroc qui a tenu en échec le Brésil (la sélection la plus titrée avec 5 trophées) 1-1 ; idem pour la RDC face au Portugal de Christiano Ronaldo 1-1 ; Cap-Vert vs Espagne 0-0 ; Ghana vs Angleterre 0-0 ; Égypte vs Belgique 1-1. Même la sélection ivoirienne était à un pas de défier la grande Allemagne, 4 étoiles.
Comme on peut le remarquer, personne ne pouvait s’attendre au départ à une telle performance des sélections africaines.
Pour les analystes, cette performance dont les équipes africaines ont fait preuve ne peut surprendre. Car, on compte bon nombre des joueurs d’origine africaine parmi les grands noms qui tiennent les clubs européens de renom.
Faut-il rappeler, à ce sujet, qu’un nombre considérable des sélections des pays du Nord disposent des joueurs d’origine africaine naturalisés . Partant, il est logique le complexe qui minait hier beaucoup de sélections africaines a complètement disparu. Maintenant, le football n’est plus la panacée de quelques sélections choisies sur les bouts de doigts. Il s’applique partout. Cela exige que la FIFA revoie sa copie en ce qui concerne la répartition des quotas de participation par confédérations.
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