Au cours de l’échange avec ses compatriotes vivant au Gabon, le Président de la République a fait clairement savoir que le dialogue qu’il tient à organiser, afin de permettre aux Congolais de réfléchir en vue de lever des options pour l’avenir de leur pays, sera différent de tous les autres dialogues qu’on a connus depuis que la République Démocratique du Congo a accédé à la souveraineté nationale et internationale, le 30 juin 1960.
Il s’agit là d’un message clair et sans ambages que le chef de l’État envoie à l’endroit de ceux qui ont toujours cultivé cette mauvaise pratique de considérer le dialogue comme l’occasion en or d’accéder aux postes de responsabilité de la République, d’obtenir des avantages de jouissance sans aucun souci de gérer la chose publique, au nom de partage du « gâteau national », comme l’un des responsables de la société civile l’avait déclaré.
À analyser le contenu de ce bout de phase du Félix Tshisekedi, ceux qui rêvent saisir l’occasion à travers le dialogue pour se refaire la santé politique en utilisant des raccourcis devraient déchanter. Car le dialogue qu’il entend organiser ne leur donnera pas cette possibilité de business politique ou d’accès aux postes de responsabilité dans le seul but de jouir.
Pour ce faire, il a promis de s’adresser dans les prochains jours au peuple souverain afin d’en définir les contours. Déjà à ce niveau, les esprits éclairés peuvent se faire l’idée de dialogue que le Président Tshisekedi entend convoquer.
Dialogue entre les Congolais patriotiques qui identifient et condamnent l’agresseur
Par ailleurs, certaines langues semblent entretenir à dessein la confusion dans le but qui n’échappe nullement aux analystes de la situation. Alors quele chef de l’Etat a eu, à maintes reprises, à s’exprimer sur la question en montrant clairement sa position, d’aucuns ont tendance à forcer les choses en injectant du venin dans l’opinion. Pour rappel, lors de la présentation des vœux de nouvel an avec sa famille politique « Union sacrée de la nation », le Président de la République avait clairement fait savoir, au sujet de dialogue, qu’il n’a jamais été opposé au dialogue car tout son parcours politique, tout comme celui de son parti, a toujours été marqué par le dialogue. Cependant, s’il faut le dialogue, l’initiative ne viendra que de lui-même en tant que garant de la nation. En plus, un dialogue sera organisé par les institutions démocratiquement installées et ne pourra réunir que les Congolais qui reconnaissent que le pays est victime d’une agression extérieure. Enfin, le dialogue dont il fixera les règles et les contours.
Au cours d’un échange avec les Congolais vivant en Belgique, il avait davantage éclairci sa position en déclarant qu’il n’organisera pas le dialogue sous le format des émissaires de l’agresseur rwandais. Des gens qui refusent d’identifier l’agresseur et le condamner. « Ce dialogue-là, nous n’en voulons pas », avait-il précisé à l’occasion.
Partant, on ne voit d’où vient la confusion qu’on voudrait entretenir à des fins de manipulation à propos de dialogue. Surtout que l’éventuel dialogue en chantier relève de l’initiative présidentielle. Le compte rendu fait par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, au sortir de l’audience avec le chef de l’Etat ne prête aucune confusion. On rappelle que le Président de la République avait échangé avec les chefs des confessions religieuses sur le sujet, et il leur avait expliqué sa philosophie. Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya avait assisté à cette rencontre. Le soir même, il avait animé un briefing spécial où il était le seul orateur, pour expliquer à l’opinion l’essentiel de l’échange entre le Président de la République et les chefs religieux, singulièrement en ce qui concerne que le chef de l’Etat entend convoquer. D’où alors toutes ces confusions aussi bien autour des participants que du lieu du déroulement de ce forum? Sûrement que le poison rwandais continue à circuler.
Dom