Nouvelle Économie du Climat : la RDC accélère ses réformes pour faire de ses forêts un levier de développement

La République démocratique du Congo entend renforcer sa position dans la lutte mondiale contre le changement climatique tout en tirant davantage profit de son immense patrimoine forestier. Cette ambition a été au cœur du briefing presse coanimé, ce mardi 7 juillet 2026, par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, et la ministre de l’Environnement, Développement durable et Économie du climat, Marie Nyange Ndambo.

Au cours de cette rencontre, plusieurs avancées et réformes en cours dans les secteurs de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat ont été présentées. L’objectif affiché par le gouvernement est de faire de la transition écologique une opportunité de croissance économique et de développement durable pour le pays.

Selon la ministre de l’Environnement, la RDC a engagé ces derniers mois une série de réformes structurantes, dont la création d’un portefeuille dédié à la Nouvelle Économie du Climat. Cette initiative vise à faire de la finance climatique, des crédits carbones et de l’économie verte de nouveaux moteurs de développement national.

Dans cette perspective, des travaux techniques ont été lancés pour mettre en place les structures administratives appelées à piloter ce secteur stratégique. Il s’agit notamment de doter le pays d’un cadre institutionnel et réglementaire capable d’encadrer efficacement les marchés du carbone, de mieux valoriser les ressources forestières nationales et d’assurer une juste rémunération des communautés locales engagées dans la protection des écosystèmes.

La gouvernance environnementale figure également parmi les priorités du gouvernement. Des réformes sont en cours pour renforcer les mécanismes d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux des projets miniers et extractifs. Cette démarche vise à améliorer le contrôle des activités économiques ayant un impact sur l’environnement et à promouvoir une gestion plus transparente des ressources naturelles.

Sur le plan forestier, le projet de budget 2026 prévoit plusieurs actions majeures, notamment la révision du Code forestier, l’élaboration d’un Plan forestier national, le renforcement de la lutte contre le trafic des espèces protégées, la cartographie et l’évaluation des tourbières ainsi que la matérialisation des limites des concessions forestières.

Ces différentes réformes s’accompagnent d’une accélération des investissements climatiques, particulièrement à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD). La RDC enregistre ainsi une augmentation des financements consacrés aux projets climatiques et aux programmes de lutte contre la déforestation, avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux.

Pour consolider ces acquis, Marie Nyange Ndambo a insisté sur la nécessité de former davantage d’experts congolais dans les domaines de la transition écologique, de la finance carbone et des négociations climatiques internationales. Selon elle, le développement d’une expertise nationale solide constitue une condition essentielle pour permettre au pays de tirer pleinement profit des opportunités offertes par la Nouvelle Économie du Climat.

À travers ces réformes, le gouvernement ambitionne de faire de la RDC un acteur incontournable de la gouvernance climatique mondiale, tout en transformant la richesse de ses écosystèmes en un véritable levier de développement durable au bénéfice de sa population.

P.D

 

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