Accord de paix de Washington : les FDLR acceptent de se retirer de la RDC 

Une avancée majeure a été annoncée dans la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington, conclu entre la RDC et le Rwanda sous les auspices du Président américain, Donald Trump. Lors du briefing presse, tenu hier mardi 28 juillet à Kinshasa, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi a révélé que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont accepté de déposer les armes et de se retirer du territoire congolais, sous certaines conditions.

En effet, les FDLR exigent que le cantonnement se déroule dans des camps suffisamment sécurisés et viables ; que les combattants démobilisés ne soient pas rapatriés de force au Rwanda et que le retour reste volontaire conformément au droit international.
Dans la deuxième phase, les FDLR se sont engagés à dissoudre définitivement leur mouvement et à retourner au Rwanda, à deux autres conditions, à savoir :
– Que la question des réfugiés rwandais en RDC soit prise en compte et trouve une solution ;
– Que les conditions permettant un retour volontaire et durable soient réunies afin d’éviter que la question des réfugiés ne serve à nouveau de justification à de futures tensions.
Selon le ministre Floribert Anzuluni, un protocole d’accord a déjà été signé entre le Gouvernement congolais et ce groupe armé. Ce document encadre le processus de désarmement volontaire, de démobilisation, de démilitarisation et de cantonnement des combattants dans un site où leur sécurité sera garantie, avant leur rapatriement.
A ce sujet, un pays africain serait déjà disposé à les accueillir, a confié le ministre de l’Intégration Régionale.
« La RDC est en train de remplir sa part des engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington », a affirmé Floribert Anzuluni, en soulignant que la neutralisation des FDLR constitue l’un des principaux engagements de Kinshasa. Ladite neutralisation pouvant être obtenue par le désarmement volontaire ou, à défaut, par une intervention militaire.
Pour le Gouvernement congolais, cette étape marque une évolution significative dans le processus de paix engagé entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des États-Unis. Les autorités estiment que la question des FDLR a, pendant plusieurs années, été utilisée par Kigali pour justifier la présence de ses forces sur le territoire congolais.
Le ministre Floribert Anzuluni a, par ailleurs, indiqué que les FDLR sont actuellement présents dans six zones des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Parmi celles-ci, cinq demeurent hors du contrôle du Gouvernement congolais et sont toujours occupées par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda.
Si ce processus est mené à son terme, plusieurs analystes estiment qu’il pourrait accélérer la mise en œuvre des autres dispositions de l’accord de Washington.
Parmi les attentes, figure notamment le retrait des dispositifs militaires rwandais du territoire congolais, considéré comme une étape essentielle vers une désescalade durable des tensions et le retour de la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.
P.D

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