Après 18 ans d’existence, la DGRK (Direction Générale des Recettes de Kinshasa) est dissoute au profit de deux nouvelles régies financières pour moderniser la mobilisation des recettes dans la ville province de Kinshasa. Il s’agit de la DGIPK (Direction Générale des Impôts Provinciaux de Kinshasa) et de la DGTK (Direction Générale des droits, Taxes et redevances de Kinshasa), un peu à l’image de la DGI et de la DGRAD pour l’exécutif national.
Les deux nouvelles régies financières créées remplacent automatiquement la défunte DGRK.
Il y a lieu de retenir que les projets d’arrêtés portant création, organisation et fonctionnement de ces deux nouvelles régies financières de Kinshasa étaient validés, le jeudi 28 mai 2026, à l’issue de l’atelier sur la réforme de l’administration fiscale provinciale. Lequel était clôturé, en la salle Malebo de l’Hôtel de Ville de Kinshasa sous la présidence du Ministre provincial des Finances, Économie et Numérique, Magloire Kabemba.
Ainsi, croit-on savoir, les textes adoptés consacrent la mise en place de la DGIPK et de la DGTK, et les participants ont également validé les règlements d’administration des nouvelles structures, la feuille de route de mise en œuvre de la réforme ainsi que le Plan de répartition des ressources humaines, matérielles et financières.
Pour les autorités provinciales, cette réforme vise notamment la spécialisation des missions fiscales et non-fiscales, le renforcement de la gouvernance des recettes publiques, la modernisation des méthodes de gestion, l’amélioration de la transparence et de la traçabilité des opérations, ainsi que la digitalisation intégrale des procédures, afin d’accroître le rendement des recettes urbaines.
A la question de savoir sur le sort réservé aux cadres et agents de la «défunte » DGRK, l’argentier provincial a rassuré qu’ils seront réaffectés automatiquement dans ces nouvelles régies sans autre forme de procès. Tout en rassurant le maintien de leurs droits administratifs et sociaux dans le cadre du processus de migration institutionnelle.
Pour votre gouverne, Magloire Kabemba est l’architecte principal de la création de la DGRK en 2008, sous le Gouverneur André Kimbuta Yango, et aujourd’hui sous Daniel Bumba Lubaki, il l’est pour les deux nouvelles nées, à savoir : la DGIPK et la DGTK.
Ce sont-là, les deux « bébés », poules aux œufs d’or de Kinshasa qu’il porte désormais dans ses bras, et devrait les protéger, en respectant les droits fondamentaux des cadres et agents, maintenus dans la précarité indescriptible pendant 18 ans au sein de la défunte DGRK, disent-ils.

Dans la foulée, cadres et agents marginalisés se demandent déjà si la DGRK d’hier dans sa mode de gestion opaque, et de coulage de recettes décrié, ne sera-t-elle pas égale aux DGIPK et DGTK ? Surtout que l’interpellation de l’actuel Chargé de Missions, Gérard Kaja, à l’APK (Assemblée Provinciale de Kinshasa) sur l’opacité de sa gestion, demeure jusqu’à ce jour sans suite.
Du coup, ils accusent à tord ou à raison les députés provinciaux d’être complices de leur misère noire.
L’on se souviendra que de l’administration Kimbuta à l’administration Ngobila, la collaboration entre le Locataire de l’Hôtel de Ville et le Président de l’APK s’est toujours soldée par une « gue-guerre » autour des recettes de la DGRK, sinon du coulage de recettes.
Ces travaux étaient lancés le jeudi 14 mai 2026 à l’hôtel Golden Tulip dans la commune de Bandalungwa par le Gouverneur Daniel Bumba, et deux semaines ont suffi pour produire les résultats, tant attendus.
Dans ses motivations, signale-t-on, Daniel Bumba, initiateur de la réforme avait toujours émis le vœu de doter la ville de Kinshasa d’une administration financière moderne, performante et adaptée aux exigences actuelles de gouvernance publique.
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